Un petit rayon qui passe sur la route d’ici-bas, voilà l’être humain qui se promène sur ses sentiers. La vie sur cette terre ressemble à un train dans lequel les humains sont embarqués. La prise du relais en est inconsciente, le premier versant, le zénith et le dernier versant aussi. Au crépuscule de la vie sur terre, les choses sont bien cuites pour toujours. Où s’en va le promeneur des sentiers de ce côté-ci du voyage ?

Tel est un wagon embarqué

Un petit rayon qui passe sur la route d’ici-bas, s’en va depuis son départ, dès la naissance. Il succombe net ou poursuit le voyage jusqu’à son dernier jour. Mais nul ne sait exactement à quand sa fin terrestre et quelle est sa destination. Semblable à une voiture dans la rame du monde, un wagon est embarqué dès son départ ?

A la différence de l’être animal, l’être humain est une espèce rationnelle. Elle s’interroge toujours d’où vient-il, où va-t-il, que fait-il et jusqu’à quand resterait-il sur la terre.  Nul n’est censé ignoré qu’il effectue un transit, car l’homme nait, grandit, vieillit et s’en va. Mieux, j’allais dire, l’homme s’éteint souvent comme un petit rayon.

Un voyageur en transit

Dans un voyage physique, le voyageur s’engage sur un trajet. Il prend tout le temps nécessaire pour le parcourir. Comme dans un aéroport, le voyageur en transit se ravise que bientôt sa destination approche. Ici-bas, le passant peut ou non, finalement, savoir que bientôt il va s’en aller. En poursuivant sa route, il arrivera à sa destination, selon la manière dont il a vécu son séjour sur terre. A-t-il vécu pour son esprit ou pour sa chair?

Un voyage à la fois physique et spirituel

De ce point de vue, tout porte à croire de toute évidence, qu’il s’agit-il d’un voyage à la fois physique et spirituel. Que l’homme vive longtemps , ou qu’il disparaisse plus tôt, peu importe. Un petit rayon qui passe sur la route d’ici-bas est soumis au même schéma de la marche. Il vit, travaille, se repose et puis s’en va. Même pour celui que la mort surprend, le schéma impératif s’avère incontournable. L’homme finit par tomber, et le wagon par se vider pour ne plus se relever. Tel un petit rayon qui passe sur la route d’ici-bas, chacun connaît ce voyage sans retour physique de l’entité invisible.

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