Cultiver le manioc et le transformer, cela va au-delà d’une simple passion créative. En Afrique Centrale, le manioc est un aliment très prisé à table. Lors des repas au quotidien ou à l’occasion des festins, cet aliment sert de base. Plus particulièrement dans les deux Républiques du Congo, le manioc règle l’affaire. Voici comment Mansanga Lasuza ne sait pas pratiquement se croiser les bras pour cette pratique très créative.

     L’octogénaire Mansanga Lasuza 

Mansanga La Suza est une octogénaire qui ne laisse pas sa vieillesse la supplanter. Malgré son état de santé devenu fragile à cause de son âge avancé, elle ne s’avoue point vaincue. Avant son hospitalisation, elle tenait à retourner au village pour ses champs. A défaut, elle tient à faire quelque chose à la hauteur de sa trempe pendant son séjour en ville. Pour ses grands enfants, la laisser repartir au village après la disparition de son époux est une chose refusée. Malgré tout, Mansanga La Suza tient à travailler.

A quatre vint trois (83) ans, elle ne se ménage aucun effort. Clopin-clopant, la voilà débroussailler derrière la maison. C’est bien là qu’elle a trouvé un espace. Celui-ci est demeuré en jachère depuis quelques années. Alors, pour elle, c’est une belle occasion de se mettre à l’aise. Elle va produire des tubercules de manioc pour les transformer en pâte condensée et cuite de manioc.

L’agriculture de derrière la maison pour produire

Oui, c’est alors derrière la maison de sa fille qu’elle a trouvé un espace de terrain pour se créer du travail. L’herbe l’attire, et désherber les lieux reste son choix. Cultiver et transformer le manioc reste sa vocation d’une vieille habituée. C’est aussi la grand-mère admirée de ses petits fils et filles.

Et bientôt, la culture terminée, l’agricultrice de longue date se ravise le moment de récolte. Les observateurs l’apprécient, lesquels ne s’avèrent être que ses propres enfants.  Adultes et enfants saluent, tous, les efforts créatifs de Mansanga La Suza: voilà la récolte, voilà le résultat!

Préparation et cuisson du manioc: un talent depuis sa jeunesse

Tout le temps qu’elle a vécu à kibouéndé, Loutété, Madzia en République du Congo, Mansanga La Suza n’a fait que cultiver et transformer le manioc, aux côtés d’autres espèces. C’est ainsi qu’elle a élevé et pris soin de sa famille aux côtés de son mari Sokomoko. C’est au grand rendez-vous du donner à sa progéniture qu’elle a toujours vécu. Aura-t-elle à plein joui de l’expérience du recevoir de ces propres enfants, fils et filles ? La voilà toujours au carrefour de la même pratique transformatrice du manioc jusqu’en ville! Depuis les lustres de sa jeunesse, la préparation et cuisson du manioc l’ont toujours préoccupée, au centre et au-delà de sa passion créative.

Les gens s’étonnent  de la façon créative de l’octogénaire

La vielle maman a surpris les regards des incrédules, à cause de sa vieillesse. Bientôt, l’activité la stimule et lui génère de l’énergie. Elle procure également des pécunes, et va sans conteste devoir rassurer les observateurs. Son âge est une grâce merveilleuse de son Dieu Créateur dont elle est restée fidèle et docile.

Comme quoi, la pratique créative d’une octogénaire peut aller au-delà de ses élans de jeunesse.

Pourquoi cultiver et produire le manioc?

Mansanga Lasuza qu’elle a gardé l’art. Sa force étrange de la part de Dieu lui permet encore de cultiver et transformer le manioc. Vous vous en doutez ? C’est qu’il y a une profondeur dans cette pratique séculaire ! A quatre-vingt ans, cultiver c’est d’abord et toujours désherber et labourer. Puis, c’est le relai pour planter les boutures de manioc. Ainsi va l’agriculture artisanale ou industrielle. Enfin, on peut espérer récolter à terme.

Tant pis pour le troisième âge !

En définitive, tant pis pour le troisième âge ! En dépit du facteur pesant de l’âge, toute pratique créative peut dépasser la passion pour procurer le bonheur des repas.

Les jeunes devraient-ils s’atteler simplement à se remplir le vendre sans suivre les générations qui les précèdent? Produire ou fabriquer du manioc cuit constitue en Afrique Centrale une activité créative essentielle. C’est un processus qui consiste à la culture et la transformation de la fécule de manioc.

Ainsi, cultiver et transformer le manioc produisent la vie. Ce n’est donc pas seulement une pratique des vieilles personnes, non! De nombreuses personnes adultes et jeunes, hommes et femmes, pratiquent cette culture. Lorsqu’elles ne vendent pas le manioc sous forme de tubercules, elles transforment celui-ci pour créer de la richesse ou le consommer directement.

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